Comment avez-vous découvert vos deux disciplines de prédilection, l’Aïkido et le Tai Chi ?
Jeune, je pratiquais le judo mais je n’aimais pas l’esprit compétitif. Vers 25 ans, j’ai cherché un art martial sans compétition et je suis tombée sur l’Aïkido, que je pratique maintenant depuis plus de 40 ans.
Pour le Tai Chi forme yang (forme martiale du Tai Chi), j’ai commencé après différentes blessures en Aïkido. La discipline m’a plu tout de suite : j’y ai vu un complément, voire même une similitude avec l’Aïkido. Je pratique le Tai Chi depuis plus de 20 ans (KKTC Chambéry et Tai Chi du Sierroz à Saint-Offenge).
Les deux disciplines sont très complémentaires.
Comment se complètent-elles pour vous apporter un équilibre ?
L’Aïkido requiert une dépense physique et beaucoup de technicité, tandis que le Tai Chi m’apporte une certaine sérénité.
Le Tai Chi me sert pour travailler mes postures et ma respiration dans la pratique de l’Aïkido.
Depuis combien de temps pratiquez-vous avec l’Aïkido Club de Montmélian ?
Je pratique depuis une vingtaine d’années, depuis la création du club.
Quelles réussites sportives vous apportent le plus de fierté ?
En Tai Chi, je passe les différents grades : je suis actuellement au 3ème dan.
En Aïkido, suite à un accident de ski et une opération du genou, je suis désormais 2ème dan avec une acception sur dossier.
Dans les deux disciplines, les grades nous permettent de nous évaluer et de connaître notre niveau.
J’enseigne également les deux disciplines.
Avez-vous des objectifs pour 2026 et plus tard ?
2025 a été une année de préparation pour mon troisième dan de Tai Chi, ce qui a engendré beaucoup de travail personnel.
En 2026, je profite d’un peu de repos tout en restant très active pour les stages d’Aïkido, principalement en encadrement des enfants et adolescents.
Côté Tai Chi, un stage est prévu en Allemagne en août.
La pratique de ces deux arts martiaux a-t-elle contribué à changer votre approche face aux défis de la vie ?
La réponse est OUI : beaucoup de réflexion dans les épreuves de la vie, laisser passer les colères et s'analyser pour devenir encore meilleure.
Dans un monde actuel devenu incompréhensible et où on trouve beaucoup d’irrespect, je trouve important de retrouver le respect dans ma pratique des arts martiaux. Celui-ci est primordial : nous saluons nos maîtres au début et à la fin de chaque cours.
Un message que vous souhaitez transmettre ?
Avoir une ambition dans la vie, un but, et s’y tenir.
Laisser derrière soi les principes de la génération Kleenex, pour qui tout est éphémère et qui apporte plus de négativité que de positivité, et vivre sa passion à fond. C’est ce que j’essaie de réaliser tous les jours.