Comité Départemental Olympique et Sportif de la Savoie

La Sportive du Mois : Alizée Patiès

Parle-nous de ton parcours sportif : as-tu essayé d’autres disciplines avant de t’arrêter sur le cross-triathlon ?

J’ai d’abord commencée par le judo quand j’étais petite, puis la danse cabaret moderne. J’ai beaucoup aimé cet univers féérique.

Quand je suis arrivée au lycée, j’ai découvert les sports outdoor tels que le VTT, le duathlon, la course d’orientation etc… J’ai tout de suite accroché au VTT et j’en ai pratiqué à haut niveau pendant 5 ans. Après cela j’ai eu envie de découvrir le triathlon et surtout le triathlon off-road.

Qu’est-ce qui t’a tout de suite plu avec cette combinaison de disciplines (natation, VTT et trail) ?

Retrouver la partie VTT m’a plu parce que j’aime énormément le pratiquer. Pour moi c’est la liberté de rouler en VTT. Mais c’est aussi le côté challenge qui m’a attirée. Je ne savais pas « nager » correctement, et je courais comme tout le monde, mais je n’avais aucune idée de ce que l’enchaînement aller donner.

C’était excitant et stimulant d’apprendre une nouvelle discipline.

Quelles réussites personnelles t’apportent le plus de fierté ?

Concrètement, dire que c’est mon métier, c’est ma plus grande fierté. Être sportif de haut niveau et pouvoir en vivre en France, c’est un pari risqué.

J’ai pris des risques, j’ai surmonté mes peurs et je n’ai surtout pas écouté ceux qui me disaient que j’allais droit dans le mur. J’ai simplement écouté ma petite voix intérieure. Aujourd’hui je suis heureuse d’avoir pris des risques et d’avoir la vie que j’ai tant rêvée.

Quels sont tes objectifs pour cette année 2026 et plus tard ? Il me manque des titres à aller chercher : championne d’Europe et du Monde Xterra notamment, qui sont dans les projets. J’aimerais également m’essayer un peu plus sur le format half et longue distance dans les prochaines années.

Le territoire savoyard est riche de paysages différents : as-tu des terrains favoris sur lesquels te lancer ?

Je ne suis pas originaire de Chambéry mais je suis venue ici parce qu’à force d’y venir, je me sentais chez moi. J’aime tellement les massifs montagneux, que ce soit la Dent du Chat, Le Revard, la forêt de Corsuet, la Chambotte … j’aime tellement d’endroits pour m’entraîner que c’est difficile de choisir mais j’aime beaucoup les Bauges et la forêt de Corsuet pas loin de chez moi.

Quelle est ta routine d’entraînement ?

Ce qui est bien avec le triathlon c’est que ma routine change souvent.

Mes semaines sont différentes, je les adapte aussi avec la forme du moment, les saisons et les objectifs. Mais la plupart du temps une semaine contient 2 sessions de musculation, 5 sessions de natation, 4 ou 5 sessions de course et 4 ou 5 sessions de vélo.

As-tu des rituels avant une grosse compétition ? Quel est ton état d’esprit avant de te lancer ?

Je n’ai pas de rituels spécifiques, mais je me dis toujours que le plus important c’est de kiffer le moment. Prendre du plaisir que le résultat soit là ou pas.

Avec l’expérience maintenant j’essaie de me détacher le plus possible du résultat et c’est ce qui me rend performante aussi.

Le résultat ne dépend pas uniquement de moi. Je me concentre sur ce que je sais faire et ce qui doit se passer se passera.

Tu t’es confiée il y a quelques année sur ton burn-out sportif : comment cette expérience a-t-elle changé ton approche du cross-triathlon ?

C’était un passage douloureux mais nécessaire pour comprendre beaucoup de choses et surtout me connaître davantage. J’ai appris que pour durer, il fallait construire des bases solides, ne pas aller trop vite, ne pas se comparer et surtout privilégier la récupération au quotidien.

Depuis le burn-out je me répète souvent que le mieux est l’ennemi du bien. En faire plus, c’est mieux, mais à quel prix ?

Quel message souhaiterais-tu transmettre à toutes celles et tous ceux qui te (re)découvrent via cet entretien ?

Simplement de vivre le moment présent, d’expérimenter des projets qui nous font vibrer, de passer au dessus de ses peurs parce que c’est quand on a peur que ça vaut le coup. Et surtout de prendre le temps dans une société où tout va plus vite. Prendre le temps n’est pas perdre du temps, c’est rendre plus solide notre maison (soi-même).

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